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Les violeurs sur le qui-vive


L'idée du recours à la castration chimique toujours d'actualité

L'idée d'une extension du recours à la castration chimique pour éviter la récidive progresse au sein du gouvernement en France après le meurtre d'une femme, reconnu par un homme déjà condamné pour viol.

Dans le cadre d'un projet de loi qui sera présenté au Parlement en octobre, la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a proposé jeudi, d’après REUTERS, d’appliquer cette méthode. Il s’agirait d’utiliser ce traitement, censé inhiber les pulsions sexuelles, durant les périodes d'aménagement de peine des détenus ou lorsqu'ils sont soumis à une obligation de suivi. En cas de refus, le délinquant sexuel serait remis en prison. Ainsi, ce dernier sera confronté à un dilemme car pour lui «ce sera la castration chimique ou la prison » selon les propos de la ministre de la justice.
Manuel da Cruz, qui a avoué l'enlèvement et le meurtre cette semaine d'une joggeuse, avait déjà été condamné à 11 ans de réclusion criminelle en 2000 pour l'enlèvement, la séquestration et le viol d'une mineure. Il avait bénéficié d'une libération conditionnelle le 5 mars 2007, donc après avoir purgé un peu plus de la moitié de sa peine, une mesure classique dans le régime juridique français. Cette récidive a ainsi boosté l'idée du recours à la castration chimique.
Le Premier ministre François Fillon a déclaré vendredi, lors d’un déplacement sur la délinquance à l’intérieur du pays, que «la castration chimique existe déjà aujourd'hui. Elle repose sur un accord de la personne concernée. Il faut regarder comment, dans le cadre des mesures d'accompagnement de la sortie de prison, on peut, le cas échéant, rendre ce dispositif plus contraignant ».
Un traitement réversible
Ce procédé dénoncé jeudi par le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon - a reçu vendredi un avis favorable de Jean-Marie Le Guen suite à l’idée d’un débat sur la castration chimique. En effet, le député PS a soutenu sur Canal+ que « c'est une mesure technique qui peut être tout à fait envisagée ». Pour rappel, ce dernier est également médecin et président du conseil d'administration de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).
Toutefois, il ajoute que le recours à la castration chimique devrait se faire "dans le cadre du volontariat… La médecine n'est pas un auxiliaire de la justice. Donc, la coopération du malade ainsi que son suivi sont nécessaires pour la bonne marche de l’initiative. Selon lui, il faudrait qu’il y ait une "politique de santé mentale pour développer la prévention" en France, qu'il juge très en retard sur d'autres pays en matière de traitements préventifs des "tentations de nature perverse".
La castration chimique est un traitement qui permet d'inhiber ou d’empêcher les pulsions en abaissant le taux de testostérone. L'effet d'inhibition est réversible à la fin du traitement. La méthode est autorisée dans certains pays européens comme la Belgique, l'Allemagne, la Pologne ou le Danemark ainsi que dans certains États américains.

Commentaires

  1. A mon avis , la castration chirurgicale est définitive et ne coûte plus rien une fois réalisée .Elle n' a pas d'effet secondaire .

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